L’IMAGINAIRE DES TENDANCEURS

Publié le

19 février 2013 – Françoise Piot-Tricoire

La mythocritique appliquée aux réalisations des tendanceurs fait apparaître des figures archétypales qui agissent comme des matrices de sens. Cette méthode de convergence symbolique permet de grouper des « paquets » de symboles autour d’un champ sémantique et ainsi de dessiner le contenu de l’imaginaire des auteurs.

L’analyse des mythes dans le social constitue ce que Gilbert Durand nomme la mythanalyse, elle a pour objectif de découvrir l’impliquant mythologique dans les discours et les images sociétales. La méthodologie consiste à réunir et à analyser un corpus de textes et d’images des tendanceurs de mode (bureaux de tendances, salon professionnel de tendances Première Vision). Ces créatifs sont les dépositaires de l’esprit du temps, ils « matérialisent l’impalpable esprit environnant » (M. Maffesoli, Au creux des apparences, 1990). Le ruissellement de nouveaux mythes coulent dans la société comme autant de leçons socioculturelles, « mentalitaires » et imaginales, captés par les tendanceurs de mode qui les lisent comme des « signaux faibles » de nouveaux modèles socioculturels. Mythe communautaire, mentalité primitive, rêveries nocturnes et féminines, du repos et de l’intimité, dessinent par touches successives les contours des mythes postmodernes en gestation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code