SEXE DE LA MODE. LA FORMATION DE L’ESTHÉTIQUE DU SEXE BASÉE SUR DES PUBLICATIONS DE MODE DU DERNIER QUART DU XVIIIEME SIÈCLE

Consacré cette année à « La Mode: mutations et hybridation du genre », le séminaire du Groupe d’Etude et de recherche sur la Mode accueillera le mardi 13 février 2018 (à partir de 19h00 à Lisaa Mode) Gabriela Juranek du Collège Universitaire des Hautes Etudes Individuelles Pluridisciplinaires de l’Université de Silèsie à Katowice pour une conférence intitulée:

Sexe de la mode. La formation de l’esthétique du sexe basée sur des publications de mode du dernier quart du XVIIIe siècle

Résumé:

Au XVIIIe siècle l’esthétique et la mode n’étaient pas classifiées selon le sexe. À cette époque-là il n’existait qu’une esthétique en deux variantes – féminine et masculine. Mais ce qui est le plus important, c’est ce qui en verité l’a créée. On parle beaucoup de la domination du goût féminin dans l’art, la littérature et la mode au temps du rococo. La Galerie des modes et costumes françaises, la publication de mode publiée depuis 1778, semble confirmer ce phénomène.

Cependant, ce n’était pas le seul modèle de la relation entre des femmes et des hommes proposé par des publications de mode au dernier quart de XVIIIe siècle – au Magasin des modes nouvelles françaises et anglaises – publié, sous le nom différent, depuis 1785 – la mode et le sexe étaient montrés d’une manière complètement différente. Les femmes et les hommes ont perdu toute la coquetterie et la frivolité: des décolletages disparaissent, des couleurs deviennent sombres. Les éditeurs de ce magazine – visiblement anti-monarchiques et sous l’influence de la culture anglaise – supportaient la variété de l’esthétique selon le sexe. On peut y apercevoir la popularisation d’une nouvelle esthétique, c’est-à-dire: masculine. Malgré les attentes des éditeurs, dès que les hommes ont commencé à avoir leur propre goût, les femmes ont commencé à les suivres. En effet, aux années 1780 et 1790 on peut observer la masculinisation de la mode féminine dont l’apogée est tombé pendant une période de la Grande Révolution Française. Cette mutuelle pénétration de goûts féminins et masculin a été fini au début du XIXe siècle, quand on peut observer la vraie réalisation de la division de l’ésthétique selon le sexe.

« Dans ma communication je voudrais montrer les deux vues différentes sur la relation entre la mode et le sexe au dernier quart du XVIIIe siècle basées sur des deux publications de mode: Galerie des modes et costumes françaises et Magasin des modes nouvelles françaises et anglaises. Je voudrais montrer comment les représentants de deux sexes influençaient l’un l’autre et comment les changements dans la culture et dans la société de la fin du XVIIIe siècle influençaient la perception de la mode et sa relation avec le sexe. »

Gabriela Juranek est étudiante au Collège Universitaire des Hautes Etudes Individuelles Pluridisciplinaires à l’Université de Silèsie à Katowice. Engagée dans la recherche en histoire de la mode, histoire de l’art et de la culture en France au XVIIIe siècle, elle a déjà réalisé de nombreuses conférences universitaires et publié quelques articles consacrés à l’histoire de la mode dans des revues scientifiques.

Pour assister à cette conférence, inscrivez vous en ligne.

INFOS PRATIQUES:
– Ouvert à tous (étudiants, chercheurs, professionnels…)
– Inscriptions gratuites pour les membres du GEMode à gemode@ceaq-sorbonne.org
– Inscriptions 10€ pour les non-membres sur http://www.gemode.org/devenirmembre
– Lieu: LISAA Mode, 13 rue Vauquelin, Paris V, M°Censier-Daubenton
– Date / Horaires: 13 février 2018 / 19h00- 20h30

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